« Yoki Koto Kiku » est un motif « Hanjimono » (formant un rébus visuel) populaire de l’époque d’Edo, renfermant le sens propice d’« entendre de bonnes choses ».
Ces récipients, basés sur ce motif auspicieux, sont nés d’une collaboration avec Yamada Heiando, fournisseur officiel de l’Agence de la Maison impériale.
En plus de leur aspect pratique (légers, robustes et lavables à la main), ils allient le lustre profond issu des techniques traditionnelles à une beauté picturale. Une pièce d’exception qui incarne l’esthétique japonaise.
Conseils d’entretien
- Évitez les chocs thermiques (micro-ondes, lave-vaisselle, sèche-linge, feu direct, eau bouillante), le trempage prolongé, l’exposition directe au soleil, ainsi que l’utilisation de détergents abrasifs ou le frottement avec des objets durs.
- Après lavage, les gouttes d’eau peuvent laisser des taches : essuyez immédiatement et soigneusement toute trace d’eau.
- Conservez les assiettes dans un endroit bien ventilé.
Sankatsu
http://sankatsu-zome.com/english/
Transmettre avec une nouvelle sensibilité le savoir-faire traditionnel des artisans du yukata
Depuis sa création en 1894 à l’ère MeijiSankatsu s’est consacré de façon continue à la confection de yukatas. La boutique, étant située à Ningyocho, un quartier épargné par la destruction causée par la Seconde Guerre Mondiale et le Grand Tremblement de Terre du Kanto, abrite encore quelque 20 000 patrons anciens. Sankatsu emploie principalement le processus de teinture chusen. Avec cette méthode, au lieu de teindre chaque pièce de tissu séparément, on rabat plusieurs fois le tissu sur lui-même; on y appose le pochoir; puis, on y applique la réserve (pâte résistante à la teinture); enfin, on verse la teinture à l’aide d’une bouilloire spéciale (yakan). Chez Sankatsu, on mélange jusqu’à six types de teinture afin de faire ressortir les nuances des couleurs. L’envers est teint de la même manière que l’endroit.
Une autre technique est celle du nagaita chugata (teinture au pochoir sur planche longue) dans laquelle Kotaro Shimizu, un artisan qui travaillait exclusivement pour Sankatsu, excellait tout particulièrement. Selon celle-ci, on place des pochoirs identiques sur l’envers et l’endroit du tissu pour teindre les deux côtés. Cette méthode qui se distingue par une finition raffinée permet à l’artisan d’exprimer son talent. « Même pour les personnes qui le regardent, un yukata dégage une impression de fraîcheur. L’essentiel est de savoir comment mettre en valeur les parties blanches. » Hanshichi Amano, dirigeante de la quatrième génération, porte son regard sur le potentiel futur du yukata tout en gardant à l’esprit ces paroles de ses prédécesseurs disparus. Extrêmement motivée, elle a engagé la création d’articles d’intérieur en proposant des tissus de yukata au style adapté à notre époque.
En 2012, l’entreprise a ouvert au public le Musée du yukata Sankatsu, où sont exposés des patrons et des étoffes qui dormaient dans un entrepôt, afin de faire découvrir à un plus grand nombre les méthodes de fabrication du yukata. À l’origine, Sankatsu était un grossiste qui vendait aux grands magasins et autres détaillants des articles confectionnés par des tisserands et des teinturiers de tout le Japon. Ils n’avaient donc pas de contacts directs avec les usagers finaux. Mais, le musée leur a permis de transmettre au public leurs efforts fournis pour protéger les artisans et les régions productrices et faire passer les traditions aux générations futures. Cet établissement situé à Ningyocho, offre des explications sur les techniques de fabrication du yukata et comporte des panneaux présentant des artisans ayant travaillé exclusivement pour Sankatsu : Kotaro Shimizu (1897-1988), et son fils, Keizaburo (1932-2021). Kotaro était un maître inégalé dans l’art du nagaita chugata et fut nommé plus tard Trésor Vivant. Quant à Keizaburo, on disait de lui que c’était un « dictionnaire vivant de l’univers du yukata ». Tout en perpétuant les traditions que ces derniers ont léguées, Hanshichi poursuit sa quête en proposant des créations adaptées au style de vie contemporain.